Autonomie à tout prix et peur de s’engager

Jeune couple emménage dans un nouvel appartement

S’engager, est-ce tourner le dos à son autonomie ? Pas forcément

Vous ne gardez que de bons souvenirs des moments passés ensemble mais vous ne partagez toujours pas le même chez-soi.

Auparavant, la situation vous arrangeait puisqu’il vous semblait impossible de tourner le dos à votre autonomie pour un inconnu.

Mais, maintenant que vous connaissez toutes les facettes de sa personnalité, ses meilleurs atouts ainsi que ses pires défauts (que vous acceptez avec plaisir), vous vous voyez le matin blottie contre lui, faisant des pieds et des mains avec vous-même pour vous décoller du lit. Cette perte d’autonomie auparavant redoutée ne vous fait plus peur.

Vous voulez le regarder en train de se brosser les dents avec votre dentifrice, se sécher les mains avec votre serviette, bref, vous désirez ardemment qu’il fasse partie de votre vie de manière plus concrète.

Pas besoin de lui poser la question, vous le savez pertinemment froid à l’idée de vivre à deux, tout cela vous pousse à douter de son amour pour vous.

Plutôt que de vous auto-harceler de questions, pensez au syndrome « j’ai peur de l’engagement ». Communément et ironiquement appelé syndrome de la corde au cou, il pourrait être à l’origine de son manque d’enthousiasme. (Mais oui, c’est sûr, le syndrome touche toute la population masculine à l’échelle planétaire).

Les hommes ont besoin de plus d’autonomie que les femmes

C’est bien connu, les hommes peuvent rester éternellement de grands adolescents tandis que les femmes atteignent un âge butoir où leur crise de quarantaine imminente les pousse à vouloir se poser.

La peur des hommes de faire objets et projets communs peut avoir bien des raisons. Elle peut émaner d’une ancienne déception amoureuse à l’issue de laquelle ils auraient regretté de s’être donnés corps et âmes.

Ils peuvent ne pas se sentir assez aimés pour se dévoiler au quotidien et s’engager de la façon que vous souhaitez.
Plus simple, il pourrait simplement s’agir d’un attachement à leur indépendance. Le sentiment de perdre le pouvoir sur leur propre vie crée en eux un état de panique totale.

L’éloignement peut être une bonne solution

Laissez-lui le temps de peser le pour et le contre de cette perte d’autonomie, il ne faut surtout pas lui mettre la pression et faire en sorte qu’il se sente obligé d’emménager avec vous.

Lui miroiter une éventuelle rupture dans le cas d’un refus de sa part ne vous fera pas avancer.

Au début, il aura peut-être peur de vous perdre mais deux minutes après, il se rendra compte que son choix est biaisé et c’est vous qui finirez par le perdre. En effet, l’appréhension d’une autonomie mise à mal aura laissé place à un sentiment d’étouffement.

Si après un certain temps, il reste campé sur ses positions, hésitant quant à l’idée de s’engager, même après plusieurs tentatives subtiles de le ramener dans vos filets (diner maison chaque jeudi, rituels et habitudes, etc), vous n’aurez que deux solutions:

Soit prendre votre mal en patience et attendre qu’il soit enfin prêt sans plus fournir aucun effort supplémentaire.

Soit … vous éloigner !

Cela dépend fortement du caractère de chacune de nous.

Dites au revoir à l’espoir si malgré tout, l’autre s’accroche inexorablement à son autonomie. C’est bien connu, les petits éloignements ont tendance à créer cette envie de retour vers l’autre.

Si, au contraire, ils ne font que mettre en place un éloignement encore plus grand entre vous, c’est un signe.

Vous n’êtes pas les bons personnages pour le fameux « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ».

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